The Black Heaven

08 09/10
15:56

je t’aime

Chloé…

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Regardes mes yeux, regardes comme ils scintillent quand tu es près de moi. Regardes comme je te serre fort; comme pour ne jamais te laisser partir. Observes la douceur de mes « Je t’aime » quand je les chuchote à ton oreille. Écoutes les battements de mon coeur quand tu m’enlaces. Regardes la couleur rosée de mes joues lorsque tu dis que tu ne veux que moi. « Partout où mon regard se pose; c’est ton absence que je vois ». C’est tout bonnement stupide, mais j’ai mal quand je vois une voiture rouge; et ne peux pas retenir mes larmes lorsque je passe là où tout s’est arrêté… Tu sais, je n’ai pas eu la force de supprimer nos photos, de jeter tes mots d’amour, et je vais souvent aux endroits que nous fréquentions, pour penser à tous les moments magiques que nous avons partagés; toujours dans l’espoir que peut-être, tout n’est pas encore fini…

J’ai besoin de toi, tu me manques mon coeur. Je t’aime…

Brian…

02 09/10
22:21

la fille de la bastille

Le soleil, roi des cieux, transperçait de rayons;
les grises tâches parsemées dans l’horizon;
Ici ou là-bas, il n’y a plus de verdure;
Y’a juste le béton en guise de nature…

Une jeune fille seule, assise là sur le béton froid;
Dans une ruelle de Paris, juste en face de moi;
Les yeux embués, des sanglots rythmant son cœur;
Son chien sur ses genoux, les yeux pleins de douleur…

C’était une bien triste soirée d’automne, mais personne,
Personne ne l’aidait, personne ne la regardait!
Elle était seule, sa détresse était ignorée…

Ce monde m’écÅ“ure tant, et chaque jour il m’étonne;
Peu à peu vous me détruisez, vous êtes cinglés;
Mais dans mes rêves vous êtes déjà tous décédés…

« Puisque des hommes crèvent sous les ponts mais ce monde s’en fout… »

Brian pour la fille de la bastille.

29 08/10
18:20

la route de l’enfer

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L’ombre devenait lumière, le sang devenait eau,
Les tons rouges et brûlants se firent doux et beaux…
Une fontaine de cristal au milieu de nulle part;
L’infini du Temps, des Lieux, l’infini des arts.

Seul au cÅ“ur de l’enfer magnifique, je m’assis
Devant une cascade claire. Des paysages fleuris
Bordaient l’horizon transportant un chant inouï,
Telle une ode céleste traversant les saisons.

Pendant mon voyage tout s’effaça lentement,
Laissant derrière moi la douleur des sentiments,
Le bonheur triomphait à n’importe quel âge…

Puisses-tu un jour me pardonner tout ce que j’ai fait,
Je t’en prie, laisses moi sortir de cet enfer isolé,
Pourvu que je puisse un jour revoir ton visage…

Brian for Chloé.

Je t’aime encore.

29 08/10
15:42

my world

Il y a un monde parfait flottant dans les Cieux
Créé de mes larmes, un monde parfait et gracieux,
Là où tout est possible et où Douleur n’est pas;
Là où je pourrais t’embrasser, être avec toi…

Dans ce pays la magie règne, l’Amour est roi;
Et puis les cerisiers sont en fleur chaque mois,
Un chant exquis résonne à travers le pays
Comme une brise qui m’enveloppe de Mélancolie…

Rejoins moi dans un monde parfait et irréel;
Là où tout est simple et merveilleux;
Pour enfin goûter au plaisir d’être à deux…

Brian for Au.

« Mon monde est naturel, il y a un rêve dans le rêve; plus je dors et plus je suis éveillé. »

17 08/10
20:27

Amber

Chaque fois tu étais assise là, tu m’attendais,
Plus belle que jamais, disant que je t’avais manqué;
Même le temps sembait s’arrêter quand la musique
Commençait; avec toi, quelques instants magiques…

Je me souviens de tout, ta clope, tes gestes lents,
Ton sourire mystérieux, tes yeux bleus envoûtants,
Un charme si troublant, il n’y a que toi qui l’a;
Un peu trop sûre de toi, un peu trop belle pour moi…

Et lorsqu’à chaque fois, tout s’arrêtait brusquement,
Tu disais juste, en souriant, « Profites du présent »
Je souhaitais rester, ne plus jamais te quitter,
Tes bras, tes sourires, le reste je m’en fichais…

« Ambre, prends ma main, et ne la lâches pas,
S’il te plait, cette fois ci, restes avec moi… »
Et c’est avec un regard empli de désespoir
Que tu brisais à chaque fois tous mes espoirs…

Brian for Amber.

17 08/10
20:14

fallin

I feel like I’m fallin
But no one sees me
They just don’t care
Feelin’ like I’m not here.

La longue chute vers l’Enfer n’est pas terminée. Je l’ai juste oubliée par des plaisirs éphémères, mais bientôt elle reprendra avec encore plus de violence; et plus rapidement. Toute ma vie est si bancale, un seul petit événement peut me tuer. Je suis juste comme tous les autres, comme tous ceux que je hais tant… N’attendez plus le bonheur, il n’existe pas. Tout s’écroule, même les étoiles tombent. Le bonheur n’existe pas…

08 07/10
21:25

suicide

Qu’est ce que je m’en veux… Toujours à détruire tout ce que j’ai et ceux qui sont autour de moi, toujours à régir trop tard. J’ai longtemps rêvé d’une fin épique, un massacre, une fin sanglante, je ne me sens même plus capable d’attendre assez longtemps pour cela… Finalement, ne suis-je pas inférieur aux gens que je méprise ? Je crois bien… Je ne suis plus rien, pour personne… Je ne suis même plus assez inspiré pour écrire quelques vers, c’est à croire que ma muse s’en est allée vers des contrées lointaines que je ne peux atteindre. L’envie et le bonheur se sont envolés, pour laisser place à la mélancolie et à la souffrance. Rongé de jour en jour par les remords, ces trop nombreuses nuits à pleurer ma douleur, à s’endormir dans la terreur… Je m’en rappelle bien, toujours la même pitié,  la même compassion dans la douleur, et toujours l’abandon, le retour a zéro… Les gens viennent lorsqu’ils ont besoin de toi, puis s’éloignent. C’est triste à quel point ils peuvent te changer du tout au tout, te détruire lentement chaque jour; et rien n’est prêt de changer, NON RIEN NE CHANGERA LE MONDE. Puisse cette lame m’apporter un repos purificateur; qu’est ce que je m’en veux…

24 06/10
22:20

fear

Je me réveillais brusquement quand l’homme inconnu me sortit du coffre de sa voiture et me prit sur son dos. Où allait-il m’emmener ? Je me rappelle seulement d’un grand coup sur la tête, il avait dû me mettre dans sa voiture et m’amener ici. C’était une grande forêt, il y avait une petite maison au milieu des arbres, il semblait marcher dans cette direction. Je ne pouvais rien faire, j’étais sonnée, et cet homme était grand et fort. Il était habillé de noir uniquement, avait de longs cheveux noirs, la peau très blanche et des yeux bleus. Sur un ton sarcastique, il dit « Alors ma chérie, tu vas mieux ? », tout en souriant. J’étais trop terrifiée pour répondre, je n’osais même pas imaginer ce qu’il allait me faire… Il entra dans la maison, ouvrit une porte et me bouscula violemment à l’intérieur. Je tombais par terre, me cassant le nez au passage, et m’évanouis de nouveau.

Je me relevais, regardais attentivement autour de moi : c’était une pièce vide, avec des murs d’un jaune angoissant sur lesquels étaient disséminés des traces de sang. Il y avait un tabouret et une télévision allumée, où l’on voyait un homme attaché sur une chaise. Un autre homme, debout, lui enfonçait une perceuse dans le dos… Un immense sentiment de peur me prit, j’essayais d’ouvrir la porte… Elle était fermée, évidemment. Mon nez se faisait de plus en plus douloureux et je perdais beaucoup de sang. Les fenêtres étaient presque toutes condamnées, je m’approchais donc de la seule fenêtre libre, qui donnait sur une autre pièce. L’homme était là, penché sur une table, sur laquelle était disposée une femme qui se tordait de douleur. Le bras gauche de la femme avait été vraisemblablement ouvert avec un couteau, l’homme disposait des insectes dans la plaie… J’en avais déjà trop vu. Un immense sentiment de dégoût me prit, mêlé au sentiment de peur, car j’étais sûrement la prochaine sur la liste. J’étais au summum de la peur, je pris le tabouret et le jeta de toutes mes forces sur la porte… qui resta de marbre.

L’homme vint quelques secondes plus tard, visiblement en colère : « tu ne veux pas attendre sagement ton tour? Alors viens. » Il me prit par les cheveux et me conduisit ainsi dans une pièce sombre. Il me faisait terriblement mal, j’hurlais tellement de douleur qu’il me bâillonna avec son t-shirt. Je reconnus avec effroi le tabouret de l’enregistrement, qui était maculé de sang. Il m’attacha sur la chaise, et s’occupait maintenant de régler sa caméra… « Tu me fais penser à une fille que j’ai ramassé, en Californie… Je pense que j’aurais pu faire ma vie avec. Mais j’aimais tellement ses hurlements… » Le dos de la chaise était un peu fendu, je m’efforçais de casser un bout de la chaise pour m’en faire une arme. Je réussis à arracher un morceau de bois assez coupant et à me libérer de mes liens. Il dit « c’est bon » et s’approcha de moi lentement avec une scie à métaux; en s’assurant de bien être dans le cadre de la caméra. Il se mit à ma hauteur, me dit « Alors, tu veux pas me faire entendre ta jolie voix? » Il enleva le t-shirt que j’avais autour de la bouche, c’est à ce moment là que je choisis de lui enfoncer le bout de bois dans la joue. Il hurla de douleur et tomba à terre.

Je courrus dans la maison, alors que j’entendais encore le malade hurler de douleur… Tous les couloirs se ressemblaient, j’avais l’impression de tourner en rond! Je sentais mon sang qui circulait dans mes tempes, mais malgré l’état dans lequel j’étais je trouvais quand même miraculeusement la sortie, et entrepris de trouver une maison assez proche. Je me sentais très faible, je ne pourrai sûrement pas tenir très longtemps. Je voyais une maison qui avait l’air d’être à une centaine de mètres, il fallait que je me dépêche! Je sonnais à la porte de cette maison; et un jeune homme charmant m’ouvrit. Il avait l’air très surpris, et, à bout de souffle, je réussis seulement à dire : « c’est un fou… à côté… aidez moi » Il se précipita sur moi, me prit dans ses bras et me transporta ainsi jusqu’à ce que je me sentis glisser sur un lit moelleux. « Ne t’inquiètes pas, tout va bien, les secours arrivent… » Je tombais alors dans un sommeil profond.

Quand je me réveillais, j’étais sur un lit, mais à ma grande surprise je n’étais pas à l’hôpital, ni même chez le jeune homme, j’étais sur la table d’operation du malade! Je ne pouvais plus bouger, seulement entendre les rires du psychopathe et du charmant jeune homme au fond de la pièce…

Brian.

24 06/10
15:31

You’re beautiful

Ce jour-là, je fus transporté de joie, comme jamais auparavant. Jamais elle ne m’avait accordé autant d’importance, jamais elle ne m’avait souri comme ça. Dans un élan de tendresse amoureuse, elle s’approcha de moi et posa ses lèvres sur les miennes. Ça aurait pu paraitre banal, mais quand on aime une personne à tel point que tout ne dépend plus que d’elle, c’est le rêve le plus beau qui se réalise. Je l’aime tellement que ça en devient inconcevable. Toutes ces soirées à lui parler, l’écouter, à espérer ce moment… Comme à chaque fois qu’elle s’approchait de moi, mon cÅ“ur battit d’une rapidité folle… Pour s’arrêter brusquement quand sa main droite se posa sur mon cou. Le monde entier disparaissait, plus rien n’existait, il y avait juste elle, elle et moi, enfin enlacés dans une étreinte qui paraissait éternelle… C’est beau les rêves.

Le lapin regarde la fleur mourant lentement
Quelqu’un l’a détruite, mais il a essayé de la soigner.
Mais maintenant, l’hiver arrive. La fleur n’est pas assez forte et va geler…

Brian for …

« Le bon sens nous dit que les choses de la terre n’existent que bien peu, et que la vraie réalité n’est que dans les rêves… »

17 06/10
20:03

les portes de l’enfer

« Dans un beau jardin;
A l’herbe bien dressée,
Se dresse l’Å“il coquin;
un vautour mal aimé… »


On croit que les rêves sont faits pour être réalisés. C’est bien le problème. Les rêves sont faits pour être rêvés… J’ai toujours l’impression que j’ai tort, la désagréable impression que je ne fais pas ce que j’aurais dû faire, et que je fais ce que je n’aurais jamais dû faire. Comment se regarder dans une glace à présent? A quoi bon vivre, quand la réalité est plus âpre que les rêves? Chaque jour et peu à peu, je m’enfonce vers les Ténèbres.

Un voile noir se lève et s’installe dans mon esprit, la minuscule limite se rapproche. Songeries et réalité se confondent… Les murs se mettent à chanceler, un son sourd et régulier rythme à présent le monde auparavant calme et muet. Le sol prend une couleur rouge tandis que tout devient de plus en plus sombre… Les larmes se mêlent au sang dans une complainte sombre et tragique qui résonne dans la pièce comme l’écho angoissant d’une plainte fantomatique. A présent, les sanglots brûlent les yeux et la vue est de plus en plus brouillée, les muscles lâchent, me laissant à terre…
Bientôt le voile noir me recouvrera et la limite disparaîtra. Quand même le soleil devient noir, y a t-il une raison de vivre ?

Hier soir et comme jamais, j’ai souhaité disparaître. Hier soir j’ai vu les Portes de l’Enfer.

« …Dans un beau jardin;
Ou une histoire d’amour prit fin;
Un pendu aux yeux mouillés;
A le regard rivé sur des fleurs fanées… »

Brian

Je t’aime encore…