Je me réveillais brusquement quand l’homme inconnu me sortit du coffre de sa voiture et me prit sur son dos. Où allait-il m’emmener ? Je me rappelle seulement d’un grand coup sur la tête, il avait dû me mettre dans sa voiture et m’amener ici. C’était une grande forêt, il y avait une petite maison au milieu des arbres, il semblait marcher dans cette direction. Je ne pouvais rien faire, j’étais sonnée, et cet homme était grand et fort. Il était habillé de noir uniquement, avait de longs cheveux noirs, la peau très blanche et des yeux bleus. Sur un ton sarcastique, il dit « Alors ma chérie, tu vas mieux ? », tout en souriant. J’étais trop terrifiée pour répondre, je n’osais même pas imaginer ce qu’il allait me faire… Il entra dans la maison, ouvrit une porte et me bouscula violemment à l’intérieur. Je tombais par terre, me cassant le nez au passage, et m’évanouis de nouveau.
Je me relevais, regardais attentivement autour de moi : c’était une pièce vide, avec des murs d’un jaune angoissant sur lesquels étaient disséminés des traces de sang. Il y avait un tabouret et une télévision allumée, où l’on voyait un homme attaché sur une chaise. Un autre homme, debout, lui enfonçait une perceuse dans le dos… Un immense sentiment de peur me prit, j’essayais d’ouvrir la porte… Elle était fermée, évidemment. Mon nez se faisait de plus en plus douloureux et je perdais beaucoup de sang. Les fenêtres étaient presque toutes condamnées, je m’approchais donc de la seule fenêtre libre, qui donnait sur une autre pièce. L’homme était là , penché sur une table, sur laquelle était disposée une femme qui se tordait de douleur. Le bras gauche de la femme avait été vraisemblablement ouvert avec un couteau, l’homme disposait des insectes dans la plaie… J’en avais déjà trop vu. Un immense sentiment de dégoût me prit, mêlé au sentiment de peur, car j’étais sûrement la prochaine sur la liste. J’étais au summum de la peur, je pris le tabouret et le jeta de toutes mes forces sur la porte… qui resta de marbre.
L’homme vint quelques secondes plus tard, visiblement en colère : « tu ne veux pas attendre sagement ton tour? Alors viens. » Il me prit par les cheveux et me conduisit ainsi dans une pièce sombre. Il me faisait terriblement mal, j’hurlais tellement de douleur qu’il me bâillonna avec son t-shirt. Je reconnus avec effroi le tabouret de l’enregistrement, qui était maculé de sang. Il m’attacha sur la chaise, et s’occupait maintenant de régler sa caméra… « Tu me fais penser à une fille que j’ai ramassé, en Californie… Je pense que j’aurais pu faire ma vie avec. Mais j’aimais tellement ses hurlements… » Le dos de la chaise était un peu fendu, je m’efforçais de casser un bout de la chaise pour m’en faire une arme. Je réussis à arracher un morceau de bois assez coupant et à me libérer de mes liens. Il dit « c’est bon » et s’approcha de moi lentement avec une scie à métaux; en s’assurant de bien être dans le cadre de la caméra. Il se mit à ma hauteur, me dit « Alors, tu veux pas me faire entendre ta jolie voix? » Il enleva le t-shirt que j’avais autour de la bouche, c’est à ce moment là que je choisis de lui enfoncer le bout de bois dans la joue. Il hurla de douleur et tomba à terre.
Je courrus dans la maison, alors que j’entendais encore le malade hurler de douleur… Tous les couloirs se ressemblaient, j’avais l’impression de tourner en rond! Je sentais mon sang qui circulait dans mes tempes, mais malgré l’état dans lequel j’étais je trouvais quand même miraculeusement la sortie, et entrepris de trouver une maison assez proche. Je me sentais très faible, je ne pourrai sûrement pas tenir très longtemps. Je voyais une maison qui avait l’air d’être à une centaine de mètres, il fallait que je me dépêche! Je sonnais à la porte de cette maison; et un jeune homme charmant m’ouvrit. Il avait l’air très surpris, et, à bout de souffle, je réussis seulement à dire : « c’est un fou… à côté… aidez moi » Il se précipita sur moi, me prit dans ses bras et me transporta ainsi jusqu’à ce que je me sentis glisser sur un lit moelleux. « Ne t’inquiètes pas, tout va bien, les secours arrivent… » Je tombais alors dans un sommeil profond.
Quand je me réveillais, j’étais sur un lit, mais à ma grande surprise je n’étais pas à l’hôpital, ni même chez le jeune homme, j’étais sur la table d’operation du malade! Je ne pouvais plus bouger, seulement entendre les rires du psychopathe et du charmant jeune homme au fond de la pièce…
Brian.